L’isolation des murs de soubassement et des parties enterrées est une étape fondamentale pour garantir la performance énergétique et la salubrité d’un bâtiment. Souvent négligée, cette zone de contact avec le sol peut être une source majeure de déperditions thermiques et de problèmes d’humidité. Le système d’isolation thermique par l’extérieur (ITE) de STO offre une solution complète et durable pour traiter les parois enterrées. Découvrez les composants, les étapes de mise en œuvre et les avantages de cette technique professionnelle.

Pourquoi faire une isolation par l’extérieur avec les produits STO ?
Isoler reste ce qu’il y a de mieux à faire pour toute personne souhaitant profiter de quelques réductions sur les factures énergétiques. On estime à 25 % l’économie d’énergie possible. Depuis 2017, il s’agit d’ailleurs d’une contrainte légale imposée aux propriétaires, notamment pour tout chantier de rénovation lourd. Celui-ci peut porter sur la réfection de plus de la moitié des toits, le ravalement et la pose d’un parement sur plus de la moitié de la façade.
Ce type de chantier est aussi la meilleure chose à faire pour éviter les problèmes d’humidité et la propagation de la moisissure à l’intérieur de son habitation. C’est également la précaution à prendre pour maintenir une température confortable au sein du logement. L’isolation doit être privilégiée à un simple remplacement de chaudière.
Quels sont les murs concernés ?
Les maçonneries enterrées d’une habitation désignent les parties en contact direct avec la fondation, c’est-à-dire le soubassement. Leur isolation est nécessaire lorsque la construction d’une cave ou d’un sous-sol par exemple est prévue. Pour cela, l’idéal est de la faire sur les faces extérieures pour laisser respirer au mieux le bâti intérieur. Notre équipe d’experts utilise justement les techniques et les produits adéquats pour ces travaux.
Lorsqu’il y a un faux aplomb sur les pignons, il est possible de faire une contre-cloison en brique ou en béton ou un doublage. Pour ce qui est de l’étanchéité du mur de refend, certaines personnes conseillent de simplement procéder à une extension de l’isolation en se servant d’éléments tels que le polystyrène expansé sur un mètre. Pour des parties comme le plancher bas, l’utilisation du liège est souvent préconisée. Le liège est aussi efficace pour les combles perdus (espace vide sous la toiture impossible à aménager).
Les étapes clés de l’isolation extérieure enterrée avec le Système STO
La mise en œuvre d’une isolation thermique par l’extérieur (ITE) pour les murs de soubassement et les parties enterrées est une opération technique qui doit suivre un processus rigoureux pour garantir son efficacité et sa durabilité. Le système STO se décompose en plusieurs étapes essentielles, de la préparation du support à la protection finale de l’isolant.
1. Préparation et étanchéité du mur
Avant toute chose, la surface du mur enterré doit être parfaitement propre, saine et sèche. Toute fissure doit être réparée. On applique ensuite une couche d’étanchéité bitumineuse ou un mortier d’imperméabilisation flexible, comme le StoFlexyl. Cette barrière est indispensable pour protéger la maçonnerie et l’isolant de l’humidité du sol, prévenant ainsi les infiltrations et les dégradations.
2. Pose des panneaux isolants
Une fois l’enduit d’étanchéité sec, les panneaux isolants sont posés. Pour les parties enterrées, il est impératif d’utiliser des isolants insensibles à l’eau et résistants à la compression du sol, tels que le polystyrène extrudé (XPS) or le polystyrène expansé (EPS) à haute densité, comme le Sto-Panneau Isolant Soubassement 034. Ces panneaux sont collés directement sur la couche d’étanchéité à l’aide d’un mortier-colle adapté.
3. Protection de l’isolant et remblaiement
L’isolant ne doit jamais être en contact direct avec la terre de remblai. Pour le protéger des chocs lors du remblaiement et pour assurer un drainage efficace de l’eau, on installe une membrane de protection et de drainage à excroissances (communément appelée ‘nappe à plots’ ou ‘Delta MS’). Cette nappe est placée sur l’isolant, avec les plots orientés vers ce dernier, créant une lame d’air qui facilite l’évacuation de l’eau vers le drain en pied de fondation. Le remblaiement peut ensuite être effectué avec des matériaux drainants.
Comment faire une isolation par l’extérieur des façades avec les produits STO ?
Pour de meilleures performances énergétiques, de nombreuses personnes font le choix de l’isolation extérieure. Il s’agit d’une solution qui consiste à installer une enveloppe autour des parois verticales de sa maison. La continuité de l’élément isolant possède l’avantage d’assurer une suppression efficace des ponts thermiques. Si l’ITE peut être obligatoire en cas de ravalement, en l’absence de celui-ci, certaines personnes préfèrent la technique de l’ITI.
Pour les pignons situés en limite de propriété, l’aval de votre voisin est indispensable avant toute intervention. Quant au coût au m², il varie en fonction des techniques choisies. En outre, une bonne isolation implique également un traitement des angles de façades et de soubassements. Retenez aussi qu’il il peut arriver que la toiture nécessite un prolongement pour compenser la surépaisseur installée.
Quel isolant extérieur de façade choisir ?
Le choix de l’isolant pour les murs enterrés est critique et ne tolère pas l’approximation. Contrairement à une façade aérienne, le matériau doit posséder des caractéristiques spécifiques pour résister à un environnement exigeant. Les critères principaux sont : une quasi-nullité d’absorption d’eau, une haute résistance à la compression pour supporter la poussée des terres, et une imputrescibilité totale pour ne pas se dégrader au contact de l’humidité. C’est pourquoi le polystyrène extrudé (XPS) et le polystyrène expansé (EPS) de haute densité sont les matériaux privilégiés pour cette application. Le système STO utilise des panneaux spécifiquement conçus à cet effet, qui garantissent ces performances sur le long terme.
Pour les composés comme les panneaux composites, la mise en œuvre est facile car leur rigidité simplifie la mise en œuvre. La sélection de l’isolant passe aussi par sa respirabilité et la vérification de sa résistance R. D’après les exigences légales, celle-ci doit varier entre 2,8 et 3,7 m2 K/W en fonction de la zone géographique. Nous veillons donc à cet aspect au cours de chacune de nos interventions. En outre, pour des travaux extérieurs, une lame d’air peut être obligatoire entre l’isolant et le support.
La Finition de la partie enterrée
Contrairement à une ITE de façade classique, la finition d’une isolation enterrée ne consiste pas en un enduit ou un bardage, mais en un remblaiement soigné. Une fois la membrane de drainage et de protection en place, le remblai est effectué, idéalement avec des matériaux drainants comme du gravier sur les premiers centimètres contre la paroi pour parfaire l’évacuation de l’eau. La partie visible du soubassement, au-dessus du niveau du sol, recevra quant à elle une finition spécifique résistante aux chocs et aux intempéries.
Quels sont les avantages de l’isolation par l’extérieur (ITE) STO ?
Si l’ITE de façade STO est une solution conseillée, c’est parce qu’en plus d’augmenter les performances énergétiques du bâtiment, elle n’empiète pas sur la surface intérieure. Un autre de ses points forts réside dans sa capacité à supprimer efficacement les ponts thermiques. Il s’agit d’une méthode qui consiste à recouvrir les façades d’une construction, d’un manteau isolant.
Toutefois, il est parfois nécessaire de procéder à une extension de la toiture afin d’apporter des modifications au mécanisme de récupération de l’eau de pluie. Quant au plancher bas, même si son traitement est obligatoire, il a l’avantage de limiter les pertes d’énergie. Dans ce cas, vous pouvez opter pour une isolation thermique par l’intérieur (ITI) ou une ITE de façade STO. Pour ce qui est du prix au mètre carré, il varie en moyenne entre 50 et 80 € en fonction du travail à effectuer. En outre, isoler les appuis de fenêtres et les tableaux peut diminuer la luminosité naturelle dans la maison.
Comment bien faire une ITI ?
Si pour une isolation par l’extérieur il peut être nécessaire de procéder à une extension de la toiture, tel n’est pas le cas avec une ITI. Avant de commencer un chantier, vous devez vous assurer que la résistance thermique est de 3 m2.K/W pour les sols et de 3,7 m2.K/W pour les murs. En ce qui concerne le plancher des combles, la valeur doit être de 7 m2.K/W. Ces conditions doivent être respectées pour bénéficier des aides de l’état.
Pour une performance accrue, opter pour un complexe de doublage ou un panneau semi-rigide ou rigide est une bonne solution. Une pose de l’isolant contre la maçonnerie avant de faire une contre-cloison en béton cellulaire (avec une épaisseur de 5 cm au moins) par exemple est aussi une excellente idée. Pour une habitation dotée d’un sous-sol, l’ITI reste idéale pour réduire les déperditions causées par les ponts thermiques.
En ce qui concerne les bâtiments à étages, on conseille l’installation d’un isolant dans le faux plafond. Il pourra s’installer en rouleau ou en panneau. Par ailleurs, il ne faut pas négliger l’isolation des murs pignons.
Quel est le meilleur isolant pour une ITI ?
Tout comme pour l’isolation enterrée par l’extérieur STO, il est très important de faire un choix adéquat d’isolant intérieur. En effet, un matériau de mauvaise qualité peut être à l’origine de certaines pathologies du bâtiment. Même si l’on peut toujours y remédier, il est quand même conseillé de bien choisir ses matériaux. En plus, en cas de malfaçons, ces travaux peuvent avoir une incidence sur la santé des occupants.
S’il est vrai qu’on assiste à un essor et à une diversité des matériaux, les plus utilisés sont généralement le polystyrène, les textiles ayant fait l’objet d’un recyclage, les laines minérales ou les matières biosourcées. La laine de roche ou laine de verre Knauf Classic est aussi une bonne option. Par ailleurs, on veillera à respecter l’épaisseur minimale préconisée suivant le matériau retenu.