Enduit de finition très plébiscité en construction, le crépi de façade a pour fonction principale de décorer la devanture extérieure. Il apporte un aspect soigné à l’extérieur du bâtiment tout le protégeant des agressions externes (intempéries, rayons UV ou pollution). Opter pour ce choix reste également une excellente alternative pour renforcer l’isolation thermique et acoustique de la maison. Toutefois, au fil du temps, le revêtement a tendance à ternir et à perdre son éclat. Afin de redonner un coup de jeunesse à votre extérieur, il faut donc penser à décrépir le mur lors des travaux de ravalement. Comment s’y prendre ? Quelles sont les étapes à suivre ? Quel est le prix ?

Comment décrépir une façade ?
L’enduit fait partie des parements les plus privilégiés en France. Très abordable, ce mortier assure à la fois un rôle de protection et esthétique. Le crépi de façade permet également de réaliser de nombreuses finitions.
Avec le temps, le mortier peut s’effriter et s’abîmer. La surface devient ainsi granuleuse au toucher et a besoin d’un rafraîchissement pour retrouver son aspect d’origine. À cet effet, vous avez tout intérêt à effectuer une rénovation de l’extérieur de votre maison.
Ainsi, bien avant de vous occuper de la peinture ou des autres aspects esthétiques, vous devez commencer par supprimer l’ancien parement. La mise en œuvre de cette méthode offre de nombreux avantages. Il vise à enlever les salissures et les dégâts qui se sont incrustés.
D’ailleurs, le ravalement est une obligation pour les propriétaires dans certaines villes. Pour avoir plus d’informations sur les contraintes locales, renseignez-vous auprès de la mairie de votre commune.
Avant de décrépir une façade : La sécurité avant tout
Le décrépissage d’une façade est un travail salissant et potentiellement dangereux en raison de la poussière et des débris projetés. Avant de commencer, il est impératif de vous équiper correctement pour protéger votre santé. Voici l’équipement de protection individuelle (EPI) indispensable : des lunettes de protection pour protéger vos yeux des éclats, un masque anti-poussière (type FFP2 ou FFP3) pour ne pas inhaler de particules fines, des gants de travail robustes pour protéger vos mains, et des chaussures de sécurité.
Préparation du chantier
Une bonne préparation est la clé d’un chantier réussi et d’un nettoyage simplifié. Avant de commencer à décrépir la façade, prenez le temps de protéger les environs. Couvrez les fenêtres, les portes et toute autre surface sensible avec des bâches en plastique épaisses, fixées avec du ruban adhésif de masquage. Protégez également le sol au pied du mur avec une bâche pour récupérer la majorité des gravats et faciliter leur évacuation.
Identifier le type de crépi pour adapter la méthode
Tous les crépis ne s’enlèvent pas de la même manière. Un crépi à base de chaux sera souvent plus tendre et plus facile à retirer manuellement. En revanche, un crépi à base de ciment ou un enduit hydraulique sera beaucoup plus dur et nécessitera presque toujours l’utilisation d’un outil mécanique comme un marteau-piqueur. Humidifier le mur peut parfois aider à ramollir les enduits à la chaux, mais sera moins efficace sur un enduit ciment.
Les techniques pour décrépir sa façade
Le décrépissage peut être réalisé de plusieurs manières, en fonction de l’épaisseur et du type de crépi.
- La méthode manuelle (pour les crépis peu adhérents) : Utilisez un marteau et un burin plat. Commencez par trouver un point faible ou une fissure pour insérer le burin entre le crépi et le mur. Tapez fermement sur le burin avec le marteau pour faire sauter des plaques de crépi. Cette méthode est laborieuse mais offre un bon contrôle pour ne pas endommager le support.
- La méthode mécanique (pour les crépis tenaces) : Un marteau-piqueur ou un burineur électrique équipé d’un burin plat est beaucoup plus efficace. Travaillez toujours de haut en bas, en maintenant l’outil légèrement incliné pour ‘peler’ le crépi sans attaquer directement la maçonnerie. La puissance de ces outils exige une prise en main ferme et une grande prudence.
- Le sondage professionnel : Avant d’entamer des travaux d’envergure, un façadier procède souvent à un sondage pour déterminer la composition du crépi, son adhérence et l’état du support. Cela permet de choisir la technique la plus adaptée (piquetage, sablage, hydrogommage) et d’éviter d’endommager la maçonnerie.
Nettoyage, inspection et réparation du support
Une fois tout l’ancien crépi retiré, le mur n’est pas encore prêt. Il est essentiel de le nettoyer en profondeur avec un nettoyeur haute pression pour enlever toute la poussière et les résidus. Cette étape met à nu la maçonnerie et c’est le moment idéal pour inspecter son état. Recherchez les fissures ou les joints abîmés. Il est crucial de réparer ces défauts avant d’appliquer un nouveau revêtement. Ouvrez les fissures, dépoussiérez-les, puis rebouchez-les avec un mortier de réparation adapté. Laissez le mur et les réparations sécher complètement avant de continuer.
Quel crépi de façade choisir pour la rénovation ?
Une fois le mur préparé, vous devez choisir le nouveau revêtement. Les deux options principales sont :
L’enduit monocouche : C’est une solution moderne, prête à l’emploi, qui sert à la fois d’imperméabilisation et de finition. Appliqué en une seule couche projetée, il est rapide à mettre en œuvre. Il est idéal pour les maçonneries neuves et régulières comme le parpaing ou la brique. Le support doit être parfaitement sain et réparé avant son application.
L’enduit traditionnel (multicouche) : Composé de ciment, de chaux ou d’un mélange des deux, il s’applique en trois couches successives (gobetis, corps d’enduit, couche de finition). Cette méthode est plus longue mais permet de mieux rattraper les irrégularités d’un mur ancien et offre une grande perméabilité à la vapeur d’eau, ce qui est excellent pour les murs en pierre ou en pisé.
Décrépir et réguler les aspérités de la façade
Après le décrépissage, le mur doit être parfaitement préparé. Cela inclut le brossage pour enlever les dernières particules et le traitement des petites imperfections. C’est à cette étape qu’un nettoyage à haute pression est le plus utile, garantissant une surface saine et prête pour la nouvelle couche de finition. Un support propre est la garantie d’une bonne adhérence et d’une meilleure longévité pour le nouveau crépi.

Quel est le prix d’un ravalement avec crépi de façade ?
En fonction de l’état de la maçonnerie, le coût de cette opération est de l’ordre de 30 euros par m² à 100 euros par mètre carré. Les techniques appliquées ainsi que les matériaux mis en œuvre font également partie des critères à prendre en compte lors de l’établissement de la cotation de rénovation. Pour une maison individuelle ou un immeuble de 150 m², le tarif en moyenne atteindra par exemple 4 500 euros voire 15 000 euros TTC.
Pour alléger le budget à consacrer, vous pouvez l’accompagner d’une isolation par restauration de la toiture. Ainsi, vous aurez droit à certaines aides financières octroyées par l’État.
Aussi, le prix au m² pour décrépir sa façade et appliquer un nouveau crépi dépendra du traitement à mettre en œuvre. Ce traitement sera déterminé en fonction de :
- La nature des supports,
- La nécessité d’un nettoyage,
- Des matériaux utilisés (briques, parpaing, pierre…),
- La surface,
- Des outils utilisés
Devis de ravalement avec crépi de façade
Afin d’avoir une idée plus précise du coût de l’opération, demandez une cotation auprès d’un façadier. Vous aurez par la même occasion une notion des aides possibles. Il faut savoir que l’application d’un enduit coûte en moyenne de 15 euros à 250 euros par mètre carré. Avec une étude tarifaire, vous saurez par conséquent le budget à prévoir. Ce travail de rénovation dépend de l’état de la maison et de bien d’autres facteurs.
Le bardage, une solution contemporaine
En bois, en métal ou en PVC, il constitue un excellent revêtement extérieur. Il se constitue d’éléments sous forme de lames ou de plaques fixées et reste un dispositif efficace en termes d’isolation thermique. Le bardage permet le recouvrement pour lutter contre l’humidité et de donner un bon niveau esthétique. Dans ce cas particulier, vous n’avez pas besoin de décrépir vos murs.
Pour une méthode traditionnelle, on a recours à une essence de bois telle que le sapin ou le pin. Tandis que pour un bardage contemporain, on utilise des clins ou des lames profilées. D’autre part, il se fixe facilement sur les maçonneries en tout genre (pierre, pliolite, brique, bois ou béton). Les supports en granit ou en plâtre nécessitent quant à eux les conseils d’un professionnel.
Plusieurs techniques telles que l’aérogommage, hydrogommage, le piquetage, le décapage, la pose d’un enduit monocouche sont nécessaires pour un bardage. Afin d’avoir un exemple du prix/m2, de connaître l’entretien nécessaire ou de choisir le type de finition, demandez un devis auprès d’un façadier professionnel.