Isolant thermique polystyrène expansé

Le polystyrène expansé, l’isolant thermique par excellence

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  2. Le polystyrène expansé, l’isolant thermique par excellence

Isoler son logement par l’extérieur possède de nombreux avantages dont le principal est d’éliminer les ponts thermiques. Néanmoins, il vous faudra non seulement respecter une pose suivant les normes mais également faire un choix d’un matériau de qualité. Parmi eux on retrouve le basique polystyrène expansé, qu’il soit blanc ou graphité, ce produit également appelé en abréviation PSE, demeure l’isolant le plus utilisé. URBEL FACADE vous en explique ici les raisons.

L’isolation par l’extérieur avec un polystyrène expansé

Pour isoler vos murs vous aurez deux possibilités : par l’extérieur (ITE) ou par l’intérieur (ITI). Si des travaux par l’intérieur est le plus répandu, le choix extérieur reste le plus pertinent. Effectivement, en premier lieu l’ITE supprime les ponts thermiques au niveau des nez de dalles. Mais ce n’est pas le seul avantage. En effet, cette solution permet non seulement de faire des travaux en milieu occupé et de ne pas perdre en surface intérieure habitable. Néanmoins, cette solution technique est environ 30% plus chère que par l’intérieur.

Quel budget prévoir pour une ITE ?

Le coût d’une isolation thermique par l’extérieur varie fortement selon le matériau choisi, la complexité du chantier et l’artisan. Voici une estimation des prix moyens (fourniture et pose comprises) pour vous donner un ordre de grandeur :

  • ITE en polystyrène expansé (PSE) blanc ou graphité : 150 à 180 € par m².
  • ITE en laine de roche : 180 à 220 € par m².
  • ITE en mousse résolique : 190 à 230 € par m².
  • ITE en isolants biosourcés (fibre de bois) : 200 à 250 € par m². Le PSE se positionne donc comme la solution la plus abordable, ce qui explique en grande partie sa popularité en rénovation.

Les différents types d’isolants

Dans la famille des isolants thermiques extérieurs, plusieurs choix sont possibles. On y retrouve les classiques du type polystyrène, les laines minérales ou les panneaux en mousse résolique. Par ailleurs, la possibilité d’une matière biosourcé demeure également envisageable.

Le polystyrène expansé ou PSE

C’est le plus répandu. Effectivement, on le voit dans la majorité des chantiers de rénovation énergétique pour des raisons essentiellement économiques. Ce matériau est fabriqué à partir de résidus de pétrole. Peu écologique, il permet néanmoins de recycler ces résidus utilement. Dans cette gamme de produits, le plus répandu est le « blanc » même si le « graphité » se démocratise de plus en plus.

Avantages et inconvénients du polystyrène expansé

Pour faire un choix éclairé, il est essentiel de peser les pour et les contre du PSE en tant que matériau d’isolation.

Avantages :

  • Excellent rapport qualité/prix : C’est l’un des isolants les moins chers du marché, offrant de bonnes performances thermiques pour un budget maîtrisé.
  • Légèreté et facilité de pose : Les panneaux de PSE sont légers, faciles à manipuler, à découper et à poser, ce qui peut réduire le coût de la main-d’œuvre.
  • Résistance à l’humidité : Le PSE n’absorbe que très peu l’eau, ce qui lui permet de conserver ses propriétés isolantes dans le temps.
  • Performance thermique : Il offre une très bonne résistance thermique, contribuant efficacement à la réduction des ponts thermiques et à l’amélioration de l’efficacité énergétique.

Inconvénients :

  • Faible isolation acoustique : En raison de sa structure légère et rigide, le PSE est un mauvais isolant phonique contre les bruits aériens.
  • Comportement au feu : Le PSE standard est un matériau combustible (généralement classé E). Bien que des versions ignifugées existent, il reste moins performant sur ce point que des isolants comme la laine de roche.
  • Impact environnemental : Issu de l’industrie pétrochimique, sa production est énergivore et il est considéré comme peu écologique, bien que des filières de recyclage se développent.
  • Sensibilité aux solvants : Il peut être endommagé par certains produits chimiques et solvants.

Caractéristiques techniques du PSE

La performance d’un isolant se mesure principalement par sa conductivité thermique, notée lambda (λ). Plus cette valeur est faible, plus le matériau est isolant. Pour le polystyrène expansé, les valeurs typiques sont :

  • PSE blanc : Conductivité thermique (λ) d’environ 0,038 W/m.K.
  • PSE graphité : Conductivité thermique (λ) améliorée, se situant entre 0,030 et 0,032 W/m.K. Pour obtenir une résistance thermique R = 3,70 m².K/W, requise pour bénéficier de certaines aides comme MaPrimeRénov’, il faut donc une épaisseur d’environ 14 cm pour le PSE blanc et 12 cm pour le PSE graphité.

Le PSE blanc

Cette matière est certainement la meilleure car la moins cher et la plus facile à installer. Elle s’achète par plaques en épaisseurs variées. Sa mise en œuvre doit suivre une méthodologie définie dans le document normatif NF DTU 3035. Le matériau lui-même est également normé. Effectivement, les solutions d’ITE doivent durer dans le temps et affronter les intempéries en toute quiétude.

Ainsi, le polystyrène expansé doit être posé en décalé. Le but de ce mode d’installation est d’éviter la fissuration du système par la suite. Par ailleurs, ces panneaux doivent se mettre en œuvre en mode collé dans le cadre d’une construction neuve et en « calé-chevillé » pour une rénovation énergétique. Dans ce procédé de fixation « calé-chevillé », les plaques se fixent à la fois avec des plots de colle et un chevillage. La disposition de ces plots de colle et de ces chevilles doivent suivre une méthode bien définie. L’avantage de ce produit réside dans sa simplicité de fixation. De plus, il se ponce facilement pour garder des jonctions jointives.

Isolant en PSE blanc
Le PSE est le plus courant des isolants thermiques

Une fois les plaques fixées, elles seront consolidées à l’aide d’une trame de renfort marouflée dans un sous-enduit. Par la suite, on appliquera un enduit de finition suivant le coloris souhaité.

Zoom sur la pose ‘calé-chevillé’

La méthode ‘calé-chevillé’ est la norme en rénovation car elle assure une fixation durable sur des supports qui ne sont pas toujours parfaitement plans ou neufs. Le processus se déroule en plusieurs étapes :

  1. Application de la colle (calage) : Un mortier-colle est appliqué sur le panneau isolant, soit en plots sur la périphérie et au centre, soit en plein. Le panneau est ensuite pressé contre le mur.
  2. Mise en place des chevilles (chevillage) : Après un temps de séchage de la colle (généralement 24h), des chevilles à frapper ou à visser spécifiques à l’ITE sont insérées à travers l’isolant pour l’ancrer mécaniquement dans le mur porteur. Le nombre et l’emplacement des chevilles sont déterminés par les règles du DTU et la hauteur du bâtiment. Cette double fixation garantit que le système résistera aux contraintes climatiques (vent, variations de température) et au poids du système d’enduit.

Le PSE graphité

Il a la particularité d’être gris souris. Comme son nom l’indique, des particules de graphite sont ajoutées aux billes de polystyrène avant leur expansion. Il est important de ne pas le confondre avec le polystyrène extrudé (XPS), qui est un autre produit fabriqué par un procédé différent et généralement utilisé pour l’isolation des soubassements ou des toitures-terrasses. L’ajout de graphite permet d’améliorer les caractéristiques thermiques des plaques. L’avantage réside dans le fait que l’on peut diminuer sensiblement l’épaisseur de l’isolant à caractéristique équivalente. Ainsi, avec ce matériau, l’épaisseur peut être diminuée de l’ordre de 20%. Cependant, le polystyrène expansé graphité demeure plus cher, de l’ordre de 30%. Par ailleurs, ce matériau est plus sensible aux UV et, lors de l’installation, il nécessitera un chevillage même pour une construction neuve.

Polystyrène expansé graphité
Rénovation énergétique avec MaPrimeRénov’

Les laines minérales

Dans cette famille les laines de verre et de roche sont les plus connues.

La laine de verre

Elle est classiquement utilisée au niveau des isolations sous bardage. Elle est facile de mise en œuvre et bon marché. Néanmoins, elle ne peut pas être utilisé pour une ITE en finition enduit.

La laine de roche

Cet isolant thermique se fabrique à partir de composants naturels. En effet, le basalte, issu de l’activité volcanique, rentre dans sa composition. Ce matériau demeure largement plus onéreux que le polystyrène expansé graphité. On appréciera par contre sa tenue au feu sans aucune commune mesure par rapport aux produits classiques. Sa pose reste par contre complexe et son prix de mise en œuvre par conséquent plus élevé.

La mousse résolique

Elle reste une bonne alternative entre les systèmes présentés précédemment. Ses caractéristiques et son prix sont en effet médians à ces 2 systèmes. Elle possède par ailleurs une bonne tenue au feu. Les panneaux de mousse résolique se posent en mode calé-chevillé dans le neuf comme dans la réhabilitation. Contrairement au PSE graphité, ils ne peuvent se poncer ce qui rend l’installation plus difficile.

Isolant en mousse résolique
Chantier en mousse résolique

L

es isolants thermiques biosourcés

Ces composés ont bien évidemment le vent en poupe pour leur côté naturel. Néanmoins ils coûtent assez cher et peuvent avoir des performances dégradées. Il vous faudra être vigilant si vous désirez obtenir des subventions dans le cadre de votre projet de rénovation énergétique. Quoi qu’il en soit, le choix d’une matière biosourcée doit être avant tout militant. Dans ces éléments écologiques on a par exemple la ouate de cellulose, les fibres de bois et la laine de mouton.

Qu’en est-il de la sécurité incendie ?

La réaction au feu du polystyrène expansé est un point de vigilance. Le PSE standard est un matériau combustible, classé Euroclasse E. Cependant, les systèmes d’ITE sous enduit utilisant du PSE sont conçus pour limiter la propagation du feu. La réglementation française, notamment l’Instruction Technique 249 (IT 249), impose des mesures de protection pour les façades des bâtiments, en particulier pour les Établissements Recevant du Public (ERP) et les immeubles d’habitation. Pour les maisons individuelles, la réglementation est moins stricte, mais il est courant d’intégrer des bandes de protection en laine de roche (incombustible, classée A1) au niveau des planchers pour compartimenter la façade et empêcher la propagation verticale d’un éventuel incendie.

Profitez des aides financières pour la rénovation énergétique de votre habitation

Une maison moins énergivore commence par un habitat bien isolé, que ce soit pour les combes perdus ou les murs. Depuis quelques années, l’état vous aide dans vos projets. Effectivement, en suivant certaines conditions, vous pourrez bénéficier d’une aide financière appelée MaPrimeRénov’. Même si cette subvention se détermine en fonction de votre revenu fiscal, elle reste intéressante. Elle s’obtient néanmoins dans le respect de certaines règles dont l’une est la résistance thermique. Pour le polystyrène expansé, cette obligation se traduira par l’installation de panneaux en épaisseur de 14 cm pour le PSE blanc et de 12 cm pour le graphité. A cette prime versée par l’ANAH, s’ajoute les aides liées aux Certificats d’Économie d’Energie. Ces subventions sont liées aux mêmes conditions de respect des caractéristiques techniques demandées pour le PSE.

Comment vérifier votre éligibilité aux aides ?

Les dispositifs d’aide à la rénovation énergétique comme MaPrimeRénov’ et les CEE évoluent chaque année. Les plafonds de revenus, les montants des primes et les exigences techniques peuvent changer. Pour obtenir des informations à jour et vérifier votre éligibilité, il est indispensable de consulter les sites officiels du gouvernement, tels que France Rénov’, ou de vous faire accompagner par un conseiller spécialisé.