L'isolation thermique par l'extérieur des façades et murs

L’isolation thermique des façades et murs par l’extérieur

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  2. L’isolation thermique des façades et murs par l’extérieur

L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est l’une des solutions de rénovation énergétique les plus efficaces pour améliorer le confort de votre logement, réduire drastiquement vos factures de chauffage et valoriser votre patrimoine. En enveloppant votre maison d’un manteau protecteur, cette technique élimine les ponts thermiques, modernise l’aspect de vos façades et préserve votre surface habitable. Que vous soyez contraint par la réglementation lors d’un ravalement ou que vous cherchiez à optimiser la performance de votre habitation, ce guide vous présente les avantages de l’ITE, les différentes techniques et matériaux disponibles, ainsi que les aides financières pour concrétiser votre projet.

isolation mur façade
Fixation de panneaux de laine de roche

L’isolation thermique des murs par l’extérieur améliore la performance énergétique

La loi sur l’isolation a été mise en place dans le cadre de l’accomplissement de la transition énergétique. Avec cette loi, l’État vise le cap des 500 000 rénovations énergétiques effectuées par an.

Récupérer jusqu’à 25 % des pertes de chaleur

Elle répond à un besoin économique, mais aussi écologique. L’Ademe, ou l’Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie, estime que les Français perdent 25 % de leur chauffage à travers les maçonneries non isolées.

En suivant les normes requises par cette réglementation, il est possible de récupérer entièrement cette perte de chaleur. Pour rappel, les seuils de ces normes sont établis suivant le coefficient de la région climatique dans laquelle le logement se trouve.

En métropole, les zones H1 sont les régions où les températures sont les plus basses en hiver. Ensuite viennent les zones H2 et H3 où le climat est respectivement tempéré et méditerranéen. Ainsi, le seuil standard dans les zones H1 requiert l’utilisation de matériaux ayant une résistance thermique minimale de 3,7 m².K/W. Par contre, pour les lieux les plus chauds, la résistance requise est supérieure ou égale à 2,8 m².K/W. Pour atteindre ces niveaux de performance, l’épaisseur de l’isolant posé se situe généralement entre 12 et 18 cm, bien que cela puisse varier en fonction du matériau choisi et de sa conductivité thermique.

Faites des économies substantielles sur vos factures

Un bâtiment isolé selon ces standards bénéficie donc d’une bonne inertie thermique. Cela signifie que l’intérieur du logement ne subit pas les variations de température. En outre, la couche d’isolant contient l’air chaud en permanence en dedans. Il s’avère alors possible de diminuer la durée et l’intensité du chauffage sans nuire au confort.

L’isolation par l’extérieur amène donc à réduire efficacement la déperdition d’énergie. Les études montrent que l’on peut diviser par deux la facture de chauffage en hiver. L’investissement s’amortit donc rapidement grâce aux économies sur les dépenses énergétiques.

L’isolation thermique des façades par l’extérieur renforce le confort des occupants

La pose d’un isolant sur un logement doit contribuer à améliorer le confort général de ses occupants. Une couche isolante procure divers avantages : un gain thermique et phonique, une régulation de l’humidité.

Des bénéfices en toute saison

Dans les régions froides, le Nord et l’Est, une couche d’isolant permet de garder efficacement la chaleur à l’intérieur de la maison. Il est ainsi possible de diviser par deux la consommation en chauffage en hiver tout en gardant un confort optimal.

De même, pour les régions plus chaudes, la pose d’une enveloppe isolante apporte des avantages appréciables. Entre autres, les professionnels recommandent les produits naturels comme le chanvre ou le lin. Pourquoi ? Avant toute chose, parce que ce type de matériau procure une excellente inertie. Effectivement, au plus fort de l’été, ils amènent à garder une atmosphère plus fraîche en dedans.

Obtenir une régulation efficace de l’humidité

Il s’agit également de produits naturellement hygroscopiques. En d’autres termes, ils régulent efficacement l’humidité ambiante en absorbant les particules d’eau dans l’air.

À titre de comparaison, une laine de lin absorbe une quantité d’eau 10 fois supérieure à celle absorbée par une laine minérale de verre par exemple. Avec ce type de composés hygroscopiques, une atmosphère fraîche et légère est donc au rendez-vous tout l’été.

S’affranchir des nuisances sonores

Depuis 1996, l’isolation phonique fait partie des critères obligatoires pour la conception des bâtiments résidentiels. La réglementation s’applique notamment aux  façades et aux murs mitoyens d’un logement.

La pose d’une isolation thermique par l’extérieur sur les murs ou façades permet de se prémunir des nuisances sonores dites aériennes. Il s’agit des ondes sonores externes répercutées par les parois de la façade jusqu’à l’intérieur de la maison.

Les composés tels que le polyuréthane, la ouate de cellulose et le liège expansé fournissent d’excellents résultats dans le domaine. En épaisseur standard de 100 millimètres, ils procurent une atténuation acoustique de 30 dB. Pour les environnements bruyants supérieurs à 60 dB, il faut prévoir une épaisseur plus importante.

Quelles sont les principales techniques d’isolation par l’extérieur ?

Il existe principalement deux grandes approches pour réaliser une isolation thermique par l’extérieur, chacune offrant des finitions et des caractéristiques différentes :

  1. L’isolation sous enduit : C’est la technique la plus répandue. Elle consiste à coller ou à cheviller des panneaux d’isolant rigide (comme le polystyrène expansé ou la laine de roche) directement sur la façade. L’isolant est ensuite recouvert d’un sous-enduit armé d’un treillis en fibre de verre, puis d’un enduit de finition qui assure la protection contre les intempéries et donne son aspect final au mur.
  2. L’isolation sous bardage : Cette méthode, aussi appelée façade ventilée, implique la fixation d’une ossature (en bois ou en métal) sur le mur porteur. L’isolant, souvent en panneaux semi-rigides (laine de roche, fibre de bois), est inséré entre les montants de cette ossature. Une lame d’air est ménagée entre l’isolant et le revêtement de façade (le bardage), qui peut être en bois, composite, métal ou PVC. Cette technique offre une grande liberté esthétique et une excellente protection contre l’humidité.

Quel isolant choisir pour votre façade ?

Le choix du matériau isolant est crucial et dépend de vos priorités en matière de performance thermique, de budget, d’impact environnemental et de la technique de pose choisie.

  • Les isolants synthétiques : Le polystyrène expansé (PSE) et le polyuréthane (PUR) offrent les meilleures performances thermiques pour une faible épaisseur. Ils sont légers, résistants à l’humidité et souvent plus abordables, ce qui en fait un choix très courant pour l’isolation sous enduit.
  • Les laines minérales : La laine de roche et la laine de verre sont d’excellents isolants thermiques et acoustiques. Incombustibles et économiques, elles sont particulièrement adaptées à une pose sous bardage.
  • Les isolants biosourcés : La fibre de bois, le liège expansé ou le chanvre sont des alternatives écologiques performantes. Contrairement à une idée reçue, ils sont tout à fait adaptés à un usage extérieur, notamment la fibre de bois rigide, très utilisée sous enduit ou derrière un bardage. En plus de leur faible impact environnemental, ils offrent un excellent confort d’été en ralentissant la pénétration de la chaleur.

Quel budget prévoir et quelles aides financières existent ?

Le coût d’une isolation thermique par l’extérieur varie considérablement en fonction de la technique, de l’isolant choisi, de la complexité de la façade et de la région. En moyenne, il faut compter entre 150 € et 300 € par mètre carré, pose comprise. Bien que l’investissement initial soit important, il est considérablement allégé par plusieurs dispositifs d’aide de l’État visant à encourager la rénovation énergétique. Parmi les principales aides, on retrouve MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ) et un taux de TVA réduit à 5,5%. Il est essentiel de se renseigner sur les conditions d’éligibilité et de faire appel à un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour pouvoir en bénéficier.

Et pour les maisons anciennes ?

Isoler une maison ancienne par l’extérieur demande une attention particulière pour préserver son cachet et assurer une bonne gestion de l’humidité. Contrairement aux constructions modernes, les murs anciens (en pierre, pisé, briques pleines) ont besoin de ‘respirer’. Il est donc crucial d’utiliser des matériaux d’isolation et de finition perméables à la vapeur d’eau. Des solutions comme les enduits à la chaux-chanvre, ou l’utilisation de panneaux de fibre de bois sous un bardage ventilé, sont particulièrement bien adaptées. Elles permettent d’éviter les problèmes de condensation et de dégradation du bâti tout en respectant le caractère architectural du bâtiment. Il est également impératif de consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de votre commune, qui peut imposer des contraintes sur les matériaux et les couleurs de façade.

Pourquoi une isolation thermique des façades par l’extérieur plutôt que par l’intérieur ?

Aujourd’hui, il existe deux manières d’isoler. Pour un chantier côté externe, on parle d’une isolation thermique extérieure ou ITE. Et par analogie, l’ITI représente les travaux effectués en intérieur.

Réduire les ponts thermiques

Un pont thermique représente une liaison entre l’atmosphère extérieure et l’atmosphère intérieure. Cette liaison se traduit principalement par une variation localisée de la température au niveau des cloisons intérieures. Il s’agit notamment du phénomène à l’origine des murs froids.

Dans la pratique, il se situe aux jonctions des différentes parties de la construction. Ces points d’échange d’énergie peuvent se situer au niveau des bords de fenêtres, des gaines de câbles électriques ou des chevilles de fixations des éléments extérieurs. Souvent, les déperditions se retrouvent aussi au niveau des éléments individuels de la maçonnerie comme les linteaux, les nez de plancher ou les pignons.

La pose d’un matériau depuis l’extérieur permet entre autres d’envelopper entièrement les sources de ces ponts thermiques. On élimine ainsi 40 % des sources de déperdition au niveau des maçonneries.

Conserver l’espace intérieur grâce à une isolation thermique des façades et des murs par l’extérieur

L’ITI fait perdre une surface habitable équivalente à la somme des épaisseurs de la couche isolante. Une ITE permet d’aboutir à un résultat plus performant tout en conservant l’intégralité de la surface habitable.

Pour éviter le dérangement des occupants de la maison

Une ITE se révèle plus pratique qu’une ITI dans le sens où les travaux se font intégralement depuis l’extérieur. Ainsi, le quotidien des occupants de la maison est faiblement impacté contrairement à une ITI qui nécessite souvent un déménagement partiel.

En résumé : un investissement rentable pour votre confort et votre portefeuille

En conclusion, l’isolation thermique des façades par l’extérieur est un projet de rénovation complet qui offre des bénéfices multiples : il améliore significativement votre confort en toute saison, réduit vos factures d’énergie, protège et modernise votre maison. Grâce aux différentes techniques et matériaux disponibles, il existe une solution adaptée à chaque bâtiment et à chaque budget. Compte tenu de la technicité des travaux et pour bénéficier des aides financières, il est fortement recommandé de faire appel à un professionnel qualifié qui saura vous guider vers les meilleurs choix pour votre projet.