Comment faire un enduit de façade

Comment faire un enduit de façade

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  2. Comment faire un enduit de façade

L’enduit de façade est un revêtement extérieur économique à base de mortier qui permet de protéger la maçonnerie. Il améliore également leur aspect esthétique et donne une tout autre allure à la maison. Vous souhaitez utiliser ce parement pour une construction neuve ou pour la rénovation d’un logement ancien. Découvrez comment faire son un enduit de façade en respectant les différentes phases du chantier.

Préparation du support

Une préparation minutieuse est le garant de la longévité de votre enduit. Commencez par protéger les menuiseries (fenêtres, portes) avec des films plastiques adhésifs. Ensuite, nettoyez la façade en profondeur, idéalement avec un nettoyeur haute pression pour éliminer poussières, moisissures et anciens revêtements non adhérents. Inspectez le mur à la recherche de fissures : ouvrez-les légèrement et rebouchez-les avec un mortier de réparation adapté. Pour garantir des angles nets et résistants, installez des profilés d’angle (baguettes d’angle) en les fixant avec des plots de mortier. Enfin, la veille des travaux, humidifiez abondamment le mur, puis ré-humectez-le légèrement le jour J, juste avant l’application, pour éviter que le support n’absorbe l’eau de l’enduit trop rapidement.

Comment faire un enduit de façade
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Tenir compte des conditions météorologiques

L’application d’un enduit de façade est fortement dépendante de la météo. Pour une prise et un séchage optimaux, la température ambiante doit idéalement se situer entre 8°C et 30°C. Évitez impérativement de travailler en plein soleil, par vent fort, par temps de pluie ou en cas de risque de gel dans les 24 heures suivant l’application. Un séchage trop rapide (dû au soleil ou au vent) peut provoquer des fissures, tandis que le gel peut détruire la structure du mortier frais.

Comment faire un enduit de façade

L’application se fait généralement de deux manières : soit avec un produit prêt à l’emploi soit par mélange sur place. Dans le premier cas, il suffit de mélanger les sacs d’enduits à l’eau et de procéder à cette opération généralement associée aux travaux de ravalement. Dans le deuxième cas, chaque composant est mélangé sur le chantier pour avoir un mortier. Pour obtenir celui-ci, on mélange généralement deux sceaux de sable à un sceau de ciment ou de chaux et l’on y ajoute de l’eau. On remue jusqu’à avoir une solution homogène et fluide.

Le choix entre un enduit monocouche et un système multicouche dépend principalement de la nature et de l’état du support. L’enduit monocouche, souvent projeté mécaniquement, est idéal pour les maçonneries neuves, régulières et homogènes comme le parpaing ou la brique. Le système traditionnel multicouche, appliqué manuellement en deux ou trois passes, est préconisé pour la rénovation de murs anciens, les supports irréguliers ou pour redresser des défauts de planéité importants.

Pour choisir le matériau (ciment, chaux, plâtre) le plus adapté à votre projet, il faut tenir compte de l’état de la maçonnerie, mais également de la méthode d’exécution choisie. Quoi qu’il en soit, l’enduit de façade à la chaux reste beaucoup plus adapté aux logements anciens, puisqu’il permet aux maçonneries de mieux respirer. Les enduits au ciment et au plâtre s’adaptent, quant à eux, à tous types de supports (pierres, brique, béton, parpaings…).

Application de l’enduit de façade

Ce revêtement peut se mettre en œuvre de façon manuelle ou mécanique.

La méthode manuelle est la technique traditionnelle pour les enduits multicouches, généralement réalisés en trois passes distinctes.

  1. Le gobetis (couche d’accrochage) : C’est une première couche très liquide et rugueuse, projetée vivement sur le mur pour créer un pont d’adhérence solide. On la laisse sécher au moins 48 heures.
  2. Le corps d’enduit (ou dégrossi) : Appliquée sur le gobetis sec, cette couche plus épaisse (10-15 mm) assure l’imperméabilisation et la planéité du mur. Elle est dressée à la règle de maçon pour obtenir une surface plane. Un temps de séchage d’environ une semaine est nécessaire avant la finition.
  3. La couche de finition : C’est la dernière passe, plus fine (environ 5 mm), qui donne l’aspect final (gratté, taloché, etc.) et la couleur à la façade.

La méthode mécanique utilise une machine à projeter pour appliquer l’enduit. Cette technique est beaucoup plus rapide et assure une épaisseur plus homogène que l’application manuelle. Elle est la norme pour les enduits monocouches, où le produit est projeté puis immédiatement dressé à la règle et fini. Cependant, une machine peut aussi être utilisée pour appliquer les différentes couches d’un système traditionnel, réduisant considérablement le temps de main-d’œuvre. Sur les points singuliers (jonctions de matériaux, linteaux), il est essentiel de maroufler une trame de fibre de verre dans la première passe pour prévenir la fissuration.

Réalisation de la finition

La finition est la touche finale qui définit le style de votre façade. Voici les plus courantes :

  • Finition projetée (ou rustique) : L’enduit de façade est projeté avec une machine et laissé tel quel, créant un relief granuleux. C’est une finition rapide et économique.
  • Finition écrasée : Après projection, un passage rapide à la lisseuse vient ‘écraser’ les pics du grain, donnant un effet texturé plus doux.
  • Finition grattée : Une fois le corps d’enduit tiré à la règle, on le laisse prendre légèrement avant de le ‘gratter’ avec une taloche à clous (grattoir) pour révéler le grain et obtenir un aspect sablé et régulier.
  • Finition talochée : Après avoir dressé l’enduit, on le travaille avec une taloche éponge ou en plastique par des mouvements circulaires. Cela resserre les grains et donne une surface très fine et lisse.

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